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1843

Feuilleter l’histoire du Bibent, c’est parcourir celle de Toulouse pendant plus d’un siècle et demi.
Même si sa date de naissance est restée longtemps controversée et mystérieuse ; il est presque certain que Le Bibent soit présent au numéro 5 de la place du Capitole depuis 1843 (Archives de Toulouse), date de sa création par Jean-Catherine Bibent, qui le transmettra à son fils Narcisse-Léon à partir de 1870.

Près de 180 ans
D’histoire au
Capitole

1861

C’est une merveilleuse brasserie mélangeant le baroque et l’art nouveau qui ouvre ses portes en 1861. Les propriétaires du café Le Bibent font alors venir de Paris le représentant de la maison Loin, titulaire du brevet d’invention pour le système de machine à air comprimé. Cette innovation voit le jour au Bibent et fait de l’établissement le premier des cafés de Toulouse à proposer de la bière à la pression en 1861.

Le premier des cafés de Toulouse à proposer de la bière à la pression. L’origine de
la brasserie

Sur la place
du Capitole en 1862… Pendant la matinée, il s'y tient
un marché important.

Dans les années 1860, la place du Capitole offre à toute heure du jour, un aspect intéressant, varié, animé. Pendant la matinée, il s’y tient un marché important : on y vend du jardinage, des fruits, de la volaille morte, du poisson ; dans l’après-midi et le soir, elle est le rendez-vous d’une foule toujours considérable de promeneurs et de flâneurs ; c’est alors le Palais-Royal et le boulevard des Italiens de Toulouse.

1887

C’est à la terrasse du Bibent que Jean Jaurès lui-même, alors conseiller municipal de la ville et adjoint au maire, écrivait ses premiers articles pour “La Dépêche”.

1887
Les articles de Jean Jaurès
1907

Le cinéma toulousain a une histoire très riche, les premiers cinématographes investissent la ville rose, l’American Cosmographe et Le Bibent projettent tous les soirs des films d’art et d’essai.

1907
Les premiers cinématographes.
1919

À l’issue de la première guerre, les étudiants américains débarquent à Toulouse et prennent leurs quartiers à la faculté. Le journal universitaire « Qu’est-ce que c’est ? » voit le jour en anglais et devient le city-guide des étudiants anglophones. Le Bibent se retrouve régulièrement dans les chroniques culinaires « Café Chats ».

1919
Arrivée des étudiants américains

De la belle époque
aux années folles

Fête des fleurs, concours de pêche à la ligne ou défilé à la Gloire de Toulouse, Le Bibent est toujours au premiers rang des festivités toulousaines.
1944 16 septembre 1944 Le général de Gaulle libère Toulouse

Une foule impressionnante de plusieurs dizaines de milliers de personnes acclame le général de Gaulle place du Capitole, quand il prononce son discours au balcon de l'Hôtel de ville : " Toulouse, Toulouse libre, Toulouse fière, fière parce qu'elle est libre et fière parce qu'au milieu de toutes les larmes, de toutes les angoisses, de toutes les espérances qu‘elle a traversé, jamais Toulouse n'a cru que la France était perdue, jamais Toulouse n'a renoncé ni à la grandeur du pays, ni à sa victoire, ni à la liberté des hommes, ni à celle des Français et des Françaises...".

1967

Les jeudis
du bibent

Les Jeudis du Bibent animent la ville jusqu’à la fin des années 1970…
À la pointe de l’innovation et du progrès, le Bibent demeurait un endroit essentiel de la vie culturelle et politique toulousaine. Avec son décor de stucs peints de style Napoléon III, le café Le Bibent était jusqu’à la fin des années 1970 une espèce de Café de Flore du Midi.

1967, le Capitole enneigé Le Bibent sous la houlette du célèbre photographe Jean Dieuzaide.

Se retrouvait alors aux Jeudis du Bibent, la fine fleur de l’intelligentsia toulousaine. Les peintres Jean-Emile Jaurès, Carlos Pradal, Christian Schmidt, qui fut le premier directeur du Centre culturel municipal, Pierre Igon, Robert Thon, Kablat, sa fille Maryse, Georges Artémoff ; les animateurs de la vie culturelle toulousaine, Michel Roquebert, Henry Lhong, qui quatre ans auparavant avait fondé avec Robert Aribaut et Charles-Pierre Bru le Salon «Art Présent». Et encore Denis Milhau, alors conservateur du Musée des Augustins, et bien d’autres.

Déjà en 1881, Jean Constans, député de la Haute-Garonne, puis ministre de l’Intérieur, y tenait réunion.

Plus proche de nous, beaucoup se souviennent des soirées électorales et des états-majors politiques de Dominique Baudis y attendant fiévreusement les résultats des urnes, à peine à quelques dizaines de mètres du Capitole.

Le Bibent, inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1975.

Au milieu des années 1970, le propriétaire de l’époque, Émile Lapoujade, envisage une rénovation totale du café dans le but de le moderniser. Adieu le décor Second Empire, stucs, cariatides, guirlandes de fleurs et masques grimaçants… Une forte mobilisation locale parvient cependant à sauver l’œuvre de l’architecte J-P Virebent grâce à un arrêté de classement à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, datant du 29 octobre 1975. Néanmoins, une restauration de 1979 en a détruit la couleur originelle.

Le café est agrandi sur trois niveaux. Devenu brasserie, une nouvelle clientèle remplace les étudiants et les artistes. En même temps que son âme, le café perd peu à peu de son attrait.

1986
2011

Un nouvel horizon étoilé

En 1999, Martine et Thierry Oldak achètent les murs du Bibent avec pour objectif de rendre l’éclat d’antan à la plus célèbre des brasseries de la Place du Capitole. En 2009, l'homme d'affaire s’entoure d’Axel Letellier, architecte du patrimoine, et de Christian Constant, chef étoilé. Durant douze mois de travaux, la rénovation menée par l’agence d’architecture et la décoratrice Béatrice Gayral a permis de retrouver les couleurs d’origine ; le vert, le rouge et l’or. Les miroirs et les lustres Murano ont été conservés, pour un coup de jeune respectueux tant au niveau de l’art que de l’esprit du plus vieux des cafés toulousains, et certainement l’un des plus anciens de France.

Le Bibent retrouve alors son décor Belle Époque et réouvre ses portes en juin 2011.

“C’est un retour aux sources pour moi. J’ai envie de faire revivre le Bibent. C’est un lieu magique, tout comme la place du Capitole l’est à Toulouse… Je vais faire une carte travaillée avec des produits du terroir, des plats simples, gastronomiques, de qualité et pas chers, comme la tête de veau ou le cassoulet ! Je veux que les Toulousains qui ont envie de sortir et de bien manger reviennent au Bibent”, s’enthousiasmait alors Christian Constant, aux commandes des cuisines de la brasserie.

Une cuisine bistronomique conjuguant
tradition et modernité...
2019
En 2019, le chef Yann Ghazal rejoint les cuisines de la plus célèbre brasserie du Capitole où il acquiert le savoir-faire et les recettes ancestrales de Christian Constant tout en y apportant son expérience et sa touche. Une nouvelle ère culinaire s'ouvre !
Propriétaire de l’établissement depuis plus de 20ans, Thierry Oldak a à cœur de perpétuer l’âme des lieux et de toujours régaler sa clientèle aux moyens d’une cuisine traditionnelle, savoureuse alliée à une pointe de modernité et d’un service exigeant.

« Ici, le temps ralentit, on reprend goût au partage, au bien-vivre, au bien-manger et au bien-boire, signification de Bibent en Occitan. »

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